François de Porchères d'Arbaud

From Wikipedia, the free encyclopedia
Jump to: navigation, search
Not to be confused with his fellow academician Honorat de Porchères Laugier.

François d'Arbaud de Porchères was born in Brignoles in the French department of Var, on the 20th of December 1590 and died in Burgundy on the 5th of May, 1640. He was a French poet.

Biography[edit]

From the province in which he was born, he went to Paris to study poetry under François de Malherbe, who left him half of his library in his will, the other half went to Racan.[1]

He was the other of many works, of which others have since published in modern anthologies. He was often confused with Honorat de Porchères Laugier, who was also a member of the Académie Française.

In 1634, he became one of the first twenty members of the Académie française. Despite a pension of £600 that the Cardinal Richelieu bestowed upon him, he lived all of his life in relative poverty.

Sonnet[edit]

Sur l'Esprit malin

French[edit]

Nature, prête-moi tes plus noires couleurs,
Fournis, pour mon tableau, le sang d'une panthère,
Le venin d'un dragon, le fiel d'une vipère,
D'un crocodile enfin, et l'écume et les pleurs.
Je veux peindre, aujourd'hui, l'artisan des malheurs,
Le lion, le serpent, le monstre sanguinaire,
Qui nous fit tous mortels, en tuant notre père,
Et, par lui, nous causa d'éternelles douleurs.
Il nous ouvrit la voie aux éternelles flammes,
Et ce bourreau cruel et des corps et des âmes,
Détruisit, d'un seul coup, le bonheur des humains.
C'est à toi-même, ô Dieu ! que Satan fit outrage.
L'Homme est ta ressemblance et l'œuvre de tes mains :
Venge l'Original, en sauvant son image.[2]

English[edit]

Nature, lend me your darkest colours,
Provide, the blood of a panther for my table,
The venom of a dragon, the bile of a viper,
Finally a crocodile, and bubble up its tears.
Today, I want to paint the artisan of sadness,
The lion, the snake, the bloodthirsty monster,
Who makes us all mortal, in killing our father,
And by his, causes us eternal hardships.
He opened us to the path of the eternal flames,
And the cruel executioner and the bodies and the souls,
Destroyed, in one blow, the happiness of humanity.
It's you, yourself that Satan outrages,
Man is your resemblance and the work of your hand:
Punish the original, by saving his image.

Publications[edit]

  • Le Rosaire de la Ste Vierge (1627)
  • Paraphrase des Psaumes graduels. Par Franc̜ois d'Arbaut, escuyer, sieur de Porcheres (1633)
  • Au Roy Ode (1633)
  • Ode à monseigneur le cardinal duc de Richelieu (1636)
  • Les Pseaumes de la pénitence de David, mis en vers français par Fr. Porchères d'Arbaud (1651)

Anthologies[edit]

  • Premier recueil de diverses poésies tant du feu sieur de Sponde que des sieurs Du Perron, de Bertaud, de Porchères et autres, non encor imprimées, recueillies par Raphaël Du Petit Val (1603) Texte en ligne
  • Le Parnasse des plus excellens poëtes de ce temps published by Mathieu Guillemot (1618)
  • Rimes de d'Arbaud-Porchères, éditées pour la première fois avec ses notes scientifiques et un fac-simile de son écriture By Philippe d'Arbaud-Jouques (1855) Texte en ligne
  • Six sonnets du dix-septième siècle By Saint-Amant, Sarrazin, Porchères d'Arbaud, Théophile de Viau and Des Barreaux, ou Tableau des humeurs françoises environ l'an de grâce 1650, agrémenté de figures et d'ornemens inventés et gravés sur bois par le sieur Maximilien Vox (1923)

References[edit]

  1. ^ Éléments biographiques d'après Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, volume III, 1855, p. 419-420.
  2. ^ Ibid, Sonnet XXIX, p. 39.