Les Gracques

From Wikipedia, the free encyclopedia
Jump to: navigation, search
Les Gracques
Written by Jean Giraudoux
Original language French
Genre Drama

Les Gracques is an unfinished play by Jean Giraudoux published after the author's death.

Original productions[edit]

Comme il a déjà été dit, les 3ème et 2nd siècles vont connaître une période de guerre et de conquêtes. On assiste à une conquête progressive du monde. Après avoir étendu son hégémonie sur toute l’Italie, Rome s’attaque au monde méditerranéen ce qui entraîne des répercussions sur Urbe. Contexte historique : conséquences économiques, sociales et politiques des conquêtes

ECONOMIE Qui dit conquête, dit butin, indemnités imposées aux vaincus, contributions levées sur les provinciaux. Le ruissellement d’or entraîne d’énormes mouvements de capitaux dans la cité, jusque là attachée à l’activité agricole. Cela va entraîner une augmentation du coût de la vie aux dépens des classes pauvres et une dévaluation du denier. Rome connaît par ailleurs un afflux d’esclaves. D’autre part, les soldats qui partent de plus en plus loin et de plus en plus longtemps ne peuvent plus cultiver. De plus la production étrangère est plus intéressante économiquement. Aussi, reste-il, pour le petit paysan deux solutions : soit vendre ses terres (ce qui entraîne l’exode rural et la prolétarisation de la population urbaine) soit changer les pratiques culturales avec diversification des cultures ce qui coûte cher et entraîne l’endettement. Ainsi les petits paysans vendent leurs terres au gros. Les sénateurs investissent dans les terres et les spéculateurs se développent avec les terres pris à l’ennemi. Or ces deux catégories sont des citadins, ils confient donc leurs terres à des régisseurs, qui par le travail gratuit des esclaves exploitent au maximum la terre et les hommes, ce qui entraîne une crise économique. Enfin, le domaine public (ager publicus), composé des terres confisquées aux peuples vaincus lors de la conquête de l’Italie, appartenant à l’Etat qui le loue à des « colons », est annexé par de grands propriétaires fonciers, issus de la nobilitas qui transforment ces terres en vastes exploitations agricoles (latifundia).

LE SOCIAL ET POLITIQUE La multiplication des esclaves, fait de ces hommes une véritable marchandise, peu coûteuse, dont on ne prend pas soin et que l’on fait travailler très dur pour lutter contre la crise. Ceci entraînera des révoltes d’esclaves (en particulier en –196, -186 et –139, cette révolte durera 6 ans). On assiste, d’autre part, à l’ascension d’une nouvelle classe, entre la nobilitas sénatoriale et la classe prolétaire : l’ordre équestre : catégorie de citoyens privilégiés à qui l’état confère le cheval public. Cet ordre équestre a pour base de fortune la terre. Ces chevaliers ont beaucoup de pouvoir. Les Gracques (petits-fils de Scipion l’Africain, vainqueur d’Hannibal à Zama en –202)

L’année –133 connaît donc une grave crise politique et sociale en particulier dans le domaine agraire. En effet les petits paysans n’ont plus de terre et les grands domaines ne sont pas cultivés.

TIBERIUS GRACCHUS Il est élu tribun de la plèbe en –133 et propose, face à tous ces problèmes, un projet de loi qui consiste à fixer une limite à la possession individuelle, à créer un collège, chargé de récupérer les terres (ce qui prend le travail du Sénat), redistribuer les terres récupérées aux paysans pauvres et aux vétérans (soldats démobilisés), et de fonder des colonies (terres conquises à l’ennemi et où sont établis des citoyens romains, souvent des vétérans). Lors de la séance, un tribun s’interpose, Tiberius, avec un style rhétorique provocateur et démagogue, propose d’abroger le pouvoir de celui-ci : c’est un acte révolutionnaire. S’étant fait plus d’un ennemi, il sera assassiné par des hommes de mains du sénat.

CAIUS GRACCHUS En –124, le frère de Tibérius, Caius, est élu tribun à son tour. Lui aussi propose une réforme agraire et une loi en défaveur du sénat. Il sera assassiné à son tour. Les historiens hésitent entre deux points de vue sur les frères Gracques : soit on les considère comme des hommes intègres, animés d’un réel désir de démocratie, soit on voit en eux des manipulateurs dont le but suprême aurait été de confisquer à leur profit le pouvoir.

References[edit]